MARTÍN FIERRO POUR LES ÉTUDIANTS · LA VUELTA DE MARTÍN FIERRO · 1879
Chant XXVIII Comment disparaissent les rations des soldats
Fiche d’étude en français, à lire toujours à côté du poème original de José Hernández.
Que se passe-t-il au chant XXVIII ?
Picardía obtient un poste un peu meilleur en aidant un officier surnommé « La Bruja » (la Sorcière). Il rapporte les accusations selon lesquelles fournisseurs et officiers prélèvent une partie des rations avant qu’elles n’arrivent aux soldats : à chaque échelon de la hiérarchie il en reste moins, jusqu’à presque rien. Il se plaint aussi des mauvais vêtements et des brimades. Il qualifie lui-même certaines accusations de rumeurs de campement ; le lecteur doit distinguer la rumeur de ce qu’il dit avoir vu.
Vers originaux : 3 passages à étudier
Les strophes viennent du texte original, sans modernisation. Les explications de cette page sont une interprétation, non une traduction.
Decían que estaba de acuerdoLa Bruja y el provedor,y que recebía lo pior;puede ser, pues no era lerdo.
Y sufren tanto bocaoy hacen tantas estaciones,que ya casi no hay racionescuando llegan al soldao.
Y es necesario aguantarel rigor de su destino;el gaucho no es argentinosino pa hacerlo matar.
Personnages et voix
Picardía ; l’officier « La Bruja » ; les fournisseurs ; les soldats.
Thèmes
Corruption en cascade ; la faim à la caserne ; rumeur et témoignage.
Les mots du chant
- raciones
- rations
- bruja
- sorcière (surnom de l’officier)
Questions pour l’étude et la discussion
- Comment les rations « disparaissent »-elles en chemin ?
- Quelles accusations Picardía présente-t-il comme des rumeurs ?
- Pourquoi la critique passe-t-elle par l’humour ?
Appuyez vos réponses sur des passages du chant original. Plusieurs interprétations peuvent être valables, à condition d’être fondées sur le texte et le contexte.
Source
José Hernández, La vuelta de Martín Fierro (1879), chant XXVIII, d’après le texte original structuré du site. Résumé, analyse et questions : commentaire pédagogique de la rédaction de MARTINFIERRO.ORG, et non explications de l’auteur.