MARTÍN FIERRO POUR LES ÉTUDIANTS · LA VUELTA DE MARTÍN FIERRO · 1879
Chant VII Le deuil de Cruz et la captive
Fiche d’étude en français, à lire toujours à côté du poème original de José Hernández.
Que se passe-t-il au chant VII ?
Fierro enterre son ami, marque la tombe d’une croix et y revient souvent, en pensant à sa famille et à son pays. Un jour, il entend des cris et découvre une femme grièvement blessée, une captive chrétienne, près d’un Indien qui tient un fouet ensanglanté. Le chant s’arrête sur cette découverte ; l’histoire de la captive vient au chant suivant.
Vers originaux : 3 passages à étudier
Les strophes viennent du texte original, sans modernisation. Les explications de cette page sont une interprétation, non une traduction.
Y yo, con mis propias manos,yo mesmo lo sepulté;a Dios por su alma roguéde dolor el pecho lleno,y humedeció aquel terrenoel llanto que redamé.
Allí pasaba las horassin haber naides conmigoteniendo a Dios por testigo,y mis pensamientos fijosen mi mujer y mis hijos,en mi pago y en mi amigo.
Era una infeliz mujerque estaba de sangre llena,y como una madalenalloraba con toda gana;conocí que era cristianay esto me dió mayor pena.
Personnages et voix
Martín Fierro ; le défunt sergent Cruz ; la captive ; un Indien décrit dans la scène.
Thèmes
Deuil et solitude ; mémoire de la famille ; la rencontre qui change le cours de l’histoire.
Les mots du chant
- cristiana
- non autochtone ; ici, la femme enlevée lors d’un malón
- rebenque
- cravache, fouet court
Questions pour l’étude et la discussion
- Quels gestes montrent le deuil de Fierro ?
- Pourquoi la figure de la captive était-elle si forte pour les lecteurs de l’époque ?
- Comment le chant prépare-t-il l’action du suivant ?
Appuyez vos réponses sur des passages du chant original. Plusieurs interprétations peuvent être valables, à condition d’être fondées sur le texte et le contexte.
Source
José Hernández, La vuelta de Martín Fierro (1879), chant VII, d’après le texte original structuré du site. Résumé, analyse et questions : commentaire pédagogique de la rédaction de MARTINFIERRO.ORG, et non explications de l’auteur.